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  • Hélène Macaire

Créez de la valeur avec votre monstre...

Je vous parle régulièrement d’aller oser regarder et aimer votre monstre. Ces parts géniales et en même temps complètement terrifiantes de vous-même. Celles que vous réprimez pour être « correct », « socialement intelligible », « aimable ». Celles qui transparaissent pourtant d’ailleurs, malgré vos efforts pour les camoufler.

Reconnaître et aimer votre monstre est passionnant pour plusieurs raisons.

Tout d’abord, vous cessez de dépenser une énergie folle à paraitre ce que vous n’êtes pas.

Ensuite, vous cessez de vous détester pour qui vous êtes vraiment, car la vérité, c’est que votre monstre n’est pas monstrueux. C’est même tout le contraire. Tomber amoureux de vous-même est une expérience aussi intense qu’enthousiasmante. Vous assistez à une véritable réintégration de ces morceaux que vous avez jugés, rejetés, étouffés.

Enfin, vous êtes en mesure de commencer un travail très intéressant d’individuation, y compris sur le plan professionnel. Car au lieu de mettre votre monstre sous cloche à la cave, vous vous demandez : « Que puis-je en faire professionnellement ? ». « Comment puis-je créer de la valeur avec mon monstre, aussi FOU que cela puisse paraitre ? ».

Car ne nous mentons pas, oser matérialiser cela va vous demander de vous abstraire de votre besoin de validation externe, de votre recherche d’être aimé et compris par tout le monde. Mais ces peurs sont le rideau de fumée. Le tigre de papier. Une fois que vous les avez traversées, vous arrivez dans un espace jouissif d’expression de qui vous êtes vraiment.

Moi aussi, j’ai appris à connaître et à aimer mon monstre. Pendant des années, j’ai été obsédée par la peur de ne pas être « correcte ». J’avais une envie intense, qui me prenait les tripes, d’innover. D’oser enfin incarner mon propre discours, mon propre style en tant que coach. Qui se situe – l’analogie me fait rire – quelque part entre Nieztche, Lady Gaga et 50 shades of Grey.

  • Nietzche, parce je crois en effet qu’il est intéressant dans notre processus de croissance personnelle, dans l’expression de notre propre puissance – le fameux « surhomme » - d’aller au-delà de la morale. Au-delà d’une vision figée du bien et du mal.

  • Lady Gaga, parce que j’adore cette idée de syncrétisme dans la création personnelle : je récupère un peu d’électro pop par-ci, un peu de haute couture par là, une référence religieuse ici et un peu de trash gore là. Sans chercher d’emblée à ce que cela fasse sens ou que cela soit beau. C’est cette audace de se libérer de la rationalité et de l’objectif SMART court termiste pour aller exprimer quelque chose d’invraisemblable.

  • 50 shades of Grey, enfin, parce que j’aime fouetter mes clients pour leur propre bien. Ou leur propre plaisir. Je vais les driver, les pousser dans leurs retranchements, leur secouer le cocotier. Les amener à se dire toutes les vérités dérangeantes qu’ils escamotent sans pour autant être dupes. Et pour cela, je suis prête à être ponctuellement détestée. A agacer prodigieusement. Mais je ne lâcherai pas le morceau.

On est donc bien loin de l’image d’Epinal du coach. Au lieu de poser des questions soft sur le mode « Et vous qu’en pensez-vous », je fais des feedbacks affutés à la façon de lames de rasoir : « Tu n’as pas envie de baiser avec ton business ». « Tu préfères saborder le développement de ton entreprise pour préserver ta relation de couple ».

Autant vous dire que j’étais complètement terrifiée à l’idée d’aller connecter cette énergie de destruction sans pitié aucune de schémas inhibants – que j’assimilais à tort à de la violence. Encore plus de la poser noir sur blanc. Et encore davantage de vouloir en faire ma marque de fabrique et de créer toute une méthode et un style de coaching à partir de ça. Je me disais : « Qui voudra payer pour un truc aussi bizarre, aussi insensé ? ».

En fait, tant que vous ne ferez pas vous aussi le pari audacieux de créer de la valeur à partir de votre monstre, vous ne le saurez pas. Car les preuves et les résultats ne viendront qu’après que vous ayez fait cet acte de foi de sauter dans le vide. Sans garantie aucune que votre parachute va s’ouvrir. Ou même que vous ayez pris un parachute avec vous.

Vous ne pouvez pas attendre de l’extérieur la validation de votre monstre, car il est porteur d’une énergie de disruption. Vous seul pouvez le libérer. Vous seul pouvez vous autoriser à l’exprimer dans votre business. Et ainsi franchir le fossé qui sépare le confortable « Business as usual » de l’excitant « Business as a work of art ».


Ce que je peux vous garantir en revanche, c'est qu'en opérant depuis votre plein espace de vérité, vous allez trouver votre vraie tribu. Et votre vraie tribu va vous trouver. Elle correspond peut-être à 0,5% ou 1% du marché actuel. Mais cette part de marché est la vôtre. Car vous êtes devenu unique dans votre proposition de valeur.






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