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  • Hélène Macaire

Madness Activation. Créez à partir de vos obsessions.

Vous êtes un obsédé. Votre tête tourne. Tout le temps. Sous la douche, pendant votre séance de sport, la nuit. Quand vous ne dormez pas, et même pendant que vous dormez. Vous vous réveillez parfois au beau milieu de la nuit avec un « eurêka » et vous vous précipitez sur votre carnet pour noter votre inestimable insight. Vous êtes habité, possédé presque.


Et vous vous jugez de cela. Vous vous dites que pour fonctionner ainsi, vous devez être franchement complètement taré. Si vous étiez normal, vous n’auriez pas cette tendance à triturer en permanence et avec une jouissance empreinte de culpabilité les mêmes sujets, les mêmes questions existentielles obsédantes. Hypnotiques. Lancinantes.


« Qu’est-ce qu’être libre ? », « Qu’est-ce que l’amour ? », « Quelle est la nature profonde de l’Homme ? », « Comment penser l’articulation de l’individuel et du collectif ? », « Puis-je être puissant sans faire mal ? », « Comment sortir de la caverne de Platon ? » …


Votre entourage parfois s’agace et vous dit qu’il faudrait vous détendre. Ce qui a le don de vous irriter profondément. Ils ne comprennent pas que c’est votre façon de prendre votre pied. Que de toute façon ce mode de fonctionnement vous est consubstantiel. Que votre cerveau, que tout votre être même est juste « câblé » comme cela. Que tenter de stopper cette pulsion de vie équivaut pour vous à de la torture, à la mort de votre source vive.


La bonne nouvelle, c’est que vous n’êtes pas fou. Pour le sens commun, vous l’êtes peut-être.

Mais, et c’est le paradoxe, accepter et aimer pleinement vos sujets obsessionnels est le meilleur moyen pour vous d’être sain d’esprit. De déborder d’énergie. D’avoir une libido professionnelle à son maximum.


Car, il y a deux façons de vivre avec vos questions existentielles et votre cerveau qui tourne en boucle.

  • La première, c’est de vous juger et de les bloquer. Elle est source de souffrance.

  • La seconde, c’est de comprendre pourquoi ces questions sont là. Et quoi faire avec.


Vos obsessions existentielles vous habitent pour une bonne raison.

Elles indiquent que vous avez un besoin viscéral de créer vos propres réponses, d’imaginer vos propres solutions. Car elles ne se trouvent tout simplement pas à l’extérieur de vous, dans le champ de conscience actuel. Vos réponses à vos questions existentielles sont de nature disruptive et c’est à vous d’aller les sortir de votre for intérieur, de votre moi profond.


En coaching, je propose l’exercice suivant :

  • Identifiez vos questions existentielles, vos obsessions thématiques.

  • Osez formuler enfin les hypothèses complètement dingues et qui correspondent à vos intuitions profondes.

  • Vous libérez des jugements de valeur (internes et externes) associés à vos hypothèses « dingues » pour oser enfin les embrasser pleinement dans votre œuvre, pour oser enfin les suivre en conscience. Car le sens de votre vie, le sens de votre job réside en grande partie dans le chemin que vous faites pour répondre à ces questions obsessionnelles.

  • Imaginez quoi et comment créer à partir de vos obsessions. Les réponses que vous donnez et le format à travers lequel vous les exprimez sont le contenu – toujours en mouvement, toujours renouvelé – de votre œuvre. De votre "Business as an Exciting Work of Art".




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