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  • Hélène Macaire

Notre peur la plus profonde...

Quand j’ai découvert en 2015 pendant ma formation de coaching ce texte magnifique de Marianne Williamson (et repris par Nelson Mandela lors de son discours d’investiture), j’ai eu des frissons.

// Apparté : quand vous avez des frissons, c’est que vous êtes en contact avec votre vérité. Eh oui ! //

“Notre peur la plus profonde n’est pas que nous ne soyons pas à la hauteur. Notre peur la plus profonde est que nous sommes puissants au-delà de toute limite. C’est notre propre lumière et non pas notre obscurité qui nous effraie le plus. Nous nous posons la question : « qui suis-je, moi, pour être brillant, radieux, talentueux, merveilleux ? » En fait, qui êtes-vous pour ne pas l’être ? Vous êtes un enfant de Dieu. Vous restreindre, vivre petit ne rend pas service au monde. L’illumination n’est pas de vous rétrécir pour éviter d’insécuriser les autres. Nous sommes nés pour rendre manifeste la gloire de Dieu qui est en nous. Elle ne se trouve pas seulement chez quelques élus : elle est en chacun de nous et au fur et à mesure que nous laissons briller notre propre lumière, nous donnons inconsciemment aux autres la permission de faire de même. En nous libérant de notre propre peur, notre présence libère automatiquement les autres.”

Je crois énormément au fait d’aller explorer ce qui nous terrifie. Je fonde une grande partie de mon coaching là-dessus. Faire sortir notre ombre, la dérouler jusqu’au bout, la contempler et la transmuter. Pour qu’elle cesse de gouverner une partie de notre vie et de nous bouffer une énergie considérable. Juste pour la manager.

Là où je ne suis plus tout à fait d’accord avec Marianne Williamson, c’est que je crois aujourd’hui que ce qui nous effraie le plus, c’est bel et bien notre obscurité. Notre toute-puissance « anormale », notre génie sans queue ni tête. Ce que j’appelle le monstre. Celui que nous avons enterré au plus profond de nous et que nous avons enfermé à double tour avec pour consigne express de ne surtout pas le laisser sortir. Et ce qui nous effraie le plus, c’est d’aller connecter ce monstre et de le ramener à la lumière. Pour justement l’exprimer pleinement.

Pourquoi ? Parce que nous avons peur de ces parties puissantes et mal-aimées de nous-mêmes. Mal aimées et craintes car nous avons encodé à un moment de notre vie que ce n’était pas correct d’être comme cela. Nous y avons posé des étiquettes avec écrit à l’encre rouge « Tabou », « Danger de mort », « A ne surtout pas ouvrir. Sous aucun prétexte ». Le monstre, c’est l’énergie créatrice que nous rangeons sous l’étiquette « Sociopathe », « Fou », « Ridicule », « Cold and insensitive bitch ». Sans jamais avoir osé véritablement regarder ce que nous mettions à l’intérieur. Et nous sommes terrifiés de ce que ces parties refoulées pourraient impliquer comme transformations dans nos vies si nous allions nous y connecter.

Pourtant… Pourtant, quand nous faisons ce travail de retrouvailles avec notre monstre… eh bien nous prenons conscience que nous avons maintenu dans le rejet et la disgrâce ce qui fonde aussi notre véritable beauté. Nous réconcilier avec notre monstre, c’est pour moi ce que Marianne Williamson appelle « briller de notre propre lumière ». Aussi paradoxal que cela puisse sembler.






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