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  • Hélène Macaire

Pourquoi la Mort fait partie intégrante du Business as an Exciting Work of Art.

Une de mes clientes m’a dit, à mi-parcours de notre coaching : « Hélène, je jouis de plus en plus professionnellement, c’est de plus en plus extatique… et en même temps, je suis complètement déprimée : toute une partie de mon univers est en train de s’effondrer. »


C’est vrai. Quand vous prenez cette décision d’être en vérité profonde avec vous-même, que vous décidez de créer votre œuvre d’art NO MATTER WHAT alors… alors vous prenez conscience de tout ce qui est désajusté et dissonant dans votre vie. Et que vous allez devoir, au choix, transmuter ou mettre à mort.


Et la MORT… autant dire que votre humain terrifié en a horreur. Mais VRAIMENT horreur.


Nous préférons empiler, conserver, thésauriser, parfois jusqu’à l’indigestion ou l’agonie… plutôt que de nous dépouiller. Pourquoi ? Parce qu’au moment du dépouillement, nous n’avons aucune garantie que notre choix est le bon. Nous ne savons pas si nous aurons notre sacro-saint retour sur investissement.


Nous devons accepter de passer par cette vallée de l’ombre de la mort, plus ou moins profonde, plus ou moins intense, où notre décision de perdre un morceau de notre moi de surface, de nous départir d’une certaine façon d’être ou de faire, de laisser derrière nous certaines relations ou certaines possessions s’accompagne d’un temps de vide.

Nous ne savons tout simplement pas ce qu’il y aura APRES. Alors nous doutons, résistons, négocions, freinons des quatre fers, pour retarder ce moment hautement désagréable pour notre ego. Cette part superficielle de nous qui place son sentiment de sécurité à l’extérieur de lui-même.


Accepter de mettre à mort une certaine façon d’être requiert un acte de foi. Une certitude aveugle que vous serez – passé ce moment de la mise à mort d’un morceau votre identité – toujours en vie. Et qu’au contraire vous serez plus léger, plus puissant, plus connecté à vous-même et à votre œuvre après coup. Ce processus vous demande véritablement de croire avant de voir. De vous soumettre inconditionnellement au processus de dépouillement, sans garantie aucune. Ce qui, pour notre ego, qui est structurellement construit sur la routine et l’attachement au passé pour se projeter dans l’avenir, est à la limite du supportable.


Pourtant, s’il y a une chose dont je suis aujourd’hui convaincue, c’est que pour advenir à soi, pour créer le monde que nous portons en nous, nous devons être prêts – méthodiquement et sans complaisance – à sacrifier ce qui n’est pas véritablement nous.

Une certaine réputation, une forme de sécurité, une façon superficielle d’être aimé ou compris.


Personnellement, pour enfin développer Truth Teller et sortir de terre mon univers, j’ai compris que je devais consentir à énormément de sacrifices. Ou plutôt d’investissements, basés sur la seule foi dans mes intuitions et mes ressources.


J’ai revendu les parts de ma première société, qui était au bout de 3 ans dans une vitesse de croisière.


J’ai accepté de perdre tous mes anciens clients.


J’ai accepté de passer pour une « perchée » et une « ésotérique »… et de potentiellement perdre ma réputation de consultante pragmatique et sérieuse.


J’ai accepté de repartir from scratch en termes de marketing… car si je savais vendre du change et du développement RH, je n’avais aucune idée de la façon dont je pouvais commercialiser un OVNI disruptif.


Bref, j’ai accepté profondément l’idée que j’allais réduire en cendres le monde que j’avais mis 10 ans à construire. Sans GARANTIE aucune.


Mais que c’était la condition SINE QUA NON pour advenir à moi-même. Parce qu’il n’y avait rien de plus ou rien d’autre qui faisait autant de sens à mes yeux, qui était autant l’émanation de ce qui a véritablement de l’importance.


J’ai donc posé des actes de foi. Des paris dingues.


Que mon univers – complexe voire incompréhensible au premier regard – parlerait aux tripes de certains. Et que sans même savoir le contenu de mon offre, ils seraient attirés par mon énergie. Qu’ils auraient une envie immédiate de tenter l’expérience.


Qu’il y aurait des clients, assez fous pour travailler sur leur monstre, se faire coacher les yeux fermés et travailler non pas à partir du mental mais ce que j’appelle aujourd’hui l’énergétique.


Que dorénavant j’allais créer à partir de moi, explorer sans filet ma terra incognita. Au lieu de me raccrocher à des théories et des méthodes extérieures.


Que je pourrais vendre juste à partir de ma communication et de mon réseau, sans recours à des appels d’offres ou de la prospection classique.


Bref, j’ai tué à peu près tout ce que j’avais construit. Pour aller dans le vide. Pour aller dans le noir.


Six mois après, je ne regrette rien.

Vous savez pourquoi ?


Parce que la création à partir de son moi profond a une saveur incomparable.


Parce que, en œuvrant à partir de mon génie, je suis aujourd’hui en capacité de m’engager sur des résultats et de la transformation profonde et rapide auprès de mes clients. Car je sais précisément ce que je fais et ce que je crée…


Parce qu’effectivement mon univers parle à une certaine cible. Cette tribu des disrupteurs et des originaux, qui ont cette envie eux aussi de créer leur œuvre d’art.


Parce que je suis profondément en paix et en joie avec l’entrepeneure et la femme que je suis.


Et tout cela, ça n’a pas de prix.




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